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Ce journal n'est plus en activité. Les archives des 9 numéros parus se trouvent dans la colonne de droite.
Bonne lecture !
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Bonne lecture !
« Soyez, mes amis, de ces êtres aimés des dieux, refusez le bonheur des petites âmes manœuvrières qui essaient de profiter de tout et cherchent leur satisfaction à l’abri de leur caste, au milieu du malheur du pays. Si vous cherchez la joie, cherchez la joie la plus haute : celle du don de soi, celle du sacrifice pour la Patrie, celle de l’effort pour un monde nouveau, la joie de pouvoir donner à votre tour l’existence au pays qui vous a faits, la joie de donner l’exemple, la joie de donner confiance, la joie d’être ce qu’il y a de plus noble au monde : un donateur. »
Quand on a connu tout et le contraire de tout,
quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie,
on est tenté de ne rien lui dire,
sachant qu’à chaque génération suffit sa peine,
sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
font partie de la noblesse de l’existence.
Pourtant, je ne veux pas me dérober,
et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain :
«Il ne faut pas s’installer dans sa vérité
et vouloir l’asséner comme une certitude,
mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère».
A mon jeune interlocuteur,
je dirai donc que nous vivons une période difficile
où les bases de ce qu’on appelait la Morale
et qu’on appelle aujourd’hui l’Ethique,
sont remises constamment en cause,
en particulier dans les domaines du don de la vie,
de la manipulation de la vie,
de l’interruption de la vie.
Dans ces domaines,
de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
Oui, nous vivons une période difficile
où l’individualisme systématique,
le profit à n’importe quel prix,
le matérialisme,
l’emportent sur les forces de l’esprit.
Oui, nous vivons une période difficile
où il est toujours question de droit et jamais de devoir
et où la responsabilité qui est l’once de tout destin,
tend à être occultée.
Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine.
Il faut savoir,
jusqu’au dernier jour,
jusqu’à la dernière heure,
rouler son propre rocher.
La vie est un combat
le métier d’homme est un rude métier.
Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.
Il faut savoir
que rien n’est sûr,
que rien n’est facile,
que rien n’est donné,
que rien n’est gratuit.
Tout se conquiert, tout se mérite.
Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.
Je dirai à mon jeune interlocuteur
que pour ma très modeste part,
je crois que la vie est un don de Dieu
et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît
comme l’absurdité du monde,
une signification à notre existence.
Je lui dirai
qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
cette générosité,
cette noblesse,
cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
qu’il faut savoir découvrir ces étoiles,
qui nous guident où nous sommes plongés
au plus profond de la nuit
et le tremblement sacré des choses invisibles.
Je lui dirai
que tout homme est une exception,
qu’il a sa propre dignité
et qu’il faut savoir respecter cette dignité.
Je lui dirai
qu’envers et contre tous
il faut croire à son pays et en son avenir.
Enfin, je lui dirai
que de toutes les vertus,
la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres
et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres,
de toutes les vertus,
la plus importante me paraît être le courage, les courages,
et surtout celui dont on ne parle pas
et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.
Et pratiquer ce courage, ces courages,
c’est peut-être cela
«L’Honneur de Vivre»
Hélie de Saint Marc
Le métier de journaliste est tellement beau... lorsqu'il est fait avec fidélité et élégance. Fidélité au message et aux ondes reçus sur le "terrain". Elégance dans le style et le
sens des mots. Je tenais à saluer ce soir le magnifique article d'Annick Cojean Ingrid Betancourt veut "servir", publié
dans Le Monde vendredi 4 juillet.
Tout y est : le dynamisme du récit, la douceur du style et la spiritualité retranscrite.
Rayonnante et apparemment en bonne
santé, Ingrid Betancourt a fait le récit hier, mercredi 2 juillet, de sa libération. Souriante et vêtue d'un treillis militaire, ses longs cheuveux noués sur la nuque, est descendue la première de
l'avion qui l'a amenée à Bogota, elle s'est jetée dans les bras de sa mère, Yolanda Pulecio, puis dans ceux de son mari, Juan Carlos Lecompte.
(...) Une étude de la police judiciaire, publiée mardi par Le Figaro, dévoile que les XVIIIe, XIXe, XXe arrondissements
concentrent le tiers des violences parisiennes. La Seine-Saint-Denis affiche les sept premières places au palmarès des villes les
plus dangereuses. Un processus de substitution de population y est à l’œuvre. "Il n’y a pratiquement plus de juifs à l’université de Saint-Denis ou de Villetaneuse", assure Rafaël Haddad, de
l’Union des étudiants juifs de France.Une initiative du service des vocations du diocèse de Besançon. Sur le ton de l'humour, trois (vrais) prêtres tentent modestement de répondre à la question : « Qu’est-ce qu’être prêtre en 2008 ? ».
Dans des lieux différents et avec des styles différents, ils s'attachent à servir la même Personne : le Christ.
Les trois prêtres de nous rappeler que le but recherché n'est pas de faire du prosélytisme ni de remplir les séminaires de milliers de recrues à la rentrée - ce n'est pas l'objectif de ces vidéos - mais de donner une information positive sur les prêtres d'aujourd'hui, à partir des témoignages de trois d'entre eux.
On les voit dans le monde, dans l'intériorité et dans l'extériorité. L'occasion de découvrir ou redécouvrir cette belle mission qu'est le service de Dieu et des hommes (les trois prêtres soulignent bien qu'il s'agit de tous les hommes et toutes les femmes de notre temps).
Nous rappelons que plus d'une centaine d'ordinations de prêtres se font ces jours-ci dans les diocèses de France.
Suivez à partir du 12 juin 2008 l'aventure au quotidien de Christophe, Franck et Michel, trois prêtres du diocèse de Besançon, sur www.pretres-academy.com